La courbe historique — 1970 à 2024
Le graphique le plus important de la sécurité routière française. Source : ONISR, séries statistiques 1924–2024.
depuis 1972
par les radars (10 ans)
due aux radars (IGA)
vs 2023
Source : ONISR — Observatoire National Interministériel de la Sécurité Routière, séries statistiques 1924–2024. Bilan définitif 2024 publié en mai 2025. Toutes les données sont issues de sources officielles françaises.
Facteurs des accidents mortels — 2024
Part des facteurs chez les présumés responsables d'accidents mortels (2019–2021, dernière évaluation disponible).
Vitesse
Premier facteur de mortalité. Stable depuis 2013 — la marge de gain diminue avec les mesures actuelles.
Alcool
Stagnation malgré les contrôles. Enjeu culturel profond, peu sensible aux radars.
Inattention
En hausse — téléphone au volant. Nouvelle frontière de la sécurité routière.
Stupéfiants
Dépistage difficile. Enjeu législatif croissant. Souvent cumulé avec l'alcool.
Pourquoi la courbe stagne depuis 2013 ? Les mesures qui ont fonctionné (radars, vitesse, ceinture) ont épuisé leur potentiel. Les 4 facteurs ci-dessus résistent aux outils traditionnels — ils demandent des approches comportementales et pédagogiques.
Répartition par réseau routier
Où meurent les Français sur la route ? La réponse est contre-intuitive.

Hors agglomération
Routes nationales et départementales. La moitié des trajets mais 60% des morts. Vitesse élevée + absence de séparateurs.
Agglomération
Plus de trajets mais moins de morts — la vitesse réduite limite la gravité. Piétons et cyclistes surreprésentés.
Autoroute
Le réseau le plus sûr — séparateurs, glissières, vitesses contrôlées, entretien régulier. 8% des morts pour ~25% du trafic.
Lien avec le code de la route : les thèmes "signalisation", "priorités" et "vitesse" de l'ETG/ETM couvrent directement les comportements qui causent ces 60% de décès hors agglomération.
Profil des victimes — Âge et genre
La mortalité routière n'est pas uniforme — certains profils sont très surreprésentés.
sont des hommes
sont des hommes
surreprésentée
depuis les années 80
La matrice GDE explique cette surreprésentation. Les 18–24 ans sont sur-exposés non pas par manque de compétences techniques, mais par des facteurs comportementaux et de style de vie (prise de risque, pression des pairs, nuit, alcool). C'est précisément ce que la matrice GDE enseigne aux formateurs.
Comprendre la matrice GDE →La France comparée à ses voisins européens
Tués pour un million d'habitants — 2023. Source : ETSC (European Transport Safety Council).
La France à 49/million est dans la moyenne européenne — mais loin des leaders nordiques (Norvège : 20, Suède : 22). L'écart s'explique par des politiques de sécurité routière plus intégrées dans l'éducation dès l'enfance, une culture de la vitesse différente, et des infrastructures adaptées. La matrice GDE, développée en Finlande, est le reflet de cette approche.
